PROFIL

Naissance d’une passion

Née au printemps 1955, Adeline Wirth découvre très tôt le milieu du cheval grâce à sa mère, cavalière de dressage, qui la met à cheval dès l’âge de quatre ans, puis confie son éducation équestre quelques années plus tard à son mentor, le Capitaine Lescaret, entraîneur de nombreux cavaliers tels que Jean Michel Gaud, François Fabius ou Michèle Prieur.
Surmontant ses craintes, Adeline se laisse gagner par l’amour des chevaux et développe la passion de l’obstacle vers lequel elle choisit de se tourner définitivement après quelques expériences en concours complet. Vivant à Chantilly, avec pour voisins Nelson Pessoa et Janou Lefèvre, mais aussi les écuries de course, Adeline monte à l’entraînement tous les matins, et développe un amour fou pour les purs-sangs au point d’hésiter entre les courses et le sport équestre.

Le premier cheval

C’est à l’âge de 20 ans que sa mère lui achète le pur sang Couscous avec lequel elle fait ses débuts sur la scène internationale, obtient une sélection au CSIO de Rome en 1977, et remporte de nombreuses victoires jusqu’en 2000 grâce à Vif, Floridio, Amande du Château, Ipso Facto, Sissi de la Lande, Balkan, Don Juan, Liaison et surtout Nonix avec lequel elle est sacrée championne de France en 1986 et fait partie de l’équipe de France dont elle sera la seule femme entre 1987 et 1990. Elle est accompagnée au cours de sa carrière de compétition par Manuel Malta Da Costa, n°1 de l’équipe portugaise dans les années 80, son coach pendant plus de 10 ans.

Le Hunter

Fascinée par la rigueur, l’esthétisme et le perfectionnisme des cavaliers américains qu’elle côtoie sur les pistes européennes, et par leurs purs-sangs, Adeline assiste à des stages avec Kathy Kusner et George Morris dont elle sera plus tard la traductrice, et qui lui transmet ses techniques pédagogiques. Lors d’un voyage aux USA, Adeline découvre la discipline du Hunter qu’elle aime comparer au patinage artistique, à la danse et à la musique classique, et décide de le développer en France.

De 1985 à 2000, présidente puis membre de la commission Hunter à la FFE,  Adeline obtient un partenariat de cinq ans avec le prestigieux sellier Hermès, puis crée le Hunter Club de France en 2005. Aujourd’hui plus particulièrement tournée vers les jeunes chevaux, Adeline contribue au développement de la discipline en collaboration avec la SHF, notamment à l’occasion des finales qu’elle juge chaque année lors de la Grande semaine de l’Elevage et du « Trophée Elite Hunter » qui départage les meilleurs jeunes chevaux français.